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La RFID et les codes-barres sécurisent les transfusions à l’ASL Frosinone

  • Publié : 08 septembre 2026
  • Lecture : 5 min
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L'ASL de Frosinone, en Italie, mettra en service la plateforme Securtrasf de Biotrac en octobre 2026. L'identification par RFID et codes-barres permettra de vérifier au chevet des patients l'identité de ces derniers, des échantillons sanguins, des produits sanguins et des procédures, en ajoutant des contrôles vérifiables par machine à un flux de travail clinique où la sécurité est primordiale.

Prévenir les erreurs de transfusion ABO

Les transfusions sanguines exigent une compatibilité sans équivoque entre le patient et le produit sanguin administré. ASL Frosinone considère l’incompatibilité ABO comme l’un des risques transfusionnels les plus graves.

Le système ABO désigne le système de groupes sanguins qui classe le sang en A, B, AB ou O. Si du sang incompatible est transfusé, le système immunitaire du receveur peut attaquer les globules rouges transfusés, provoquant potentiellement une réaction hémolytique grave et, dans les cas extrêmes, la mort.

L’autorité sanitaire met donc en place Securtrasf à la demande du Dr Carla Gargiulo, directrice de l’unité d’immuno-hématologie et de médecine transfusionnelle de Frosinone-Alatri. La mise en œuvre est coordonnée par l’unité de numérisation, dirigée par l’ingénieur Cataldo Loiodice.

L’objectif va au-delà de la simple numérisation de la documentation. Selon l’ASL de Frosinone, Securtrasf guide les médecins et les professionnels de santé à travers les différentes étapes du processus transfusionnel et contribue à la sécurité directement au chevet du patient.

La RFID et les codes-barres permettent de vérifier l’identité du patient, de l’échantillon et du produit sanguin

Securtrasf, fourni par Biotrac, utilise l’identification RFID et la lecture de codes-barres au sein d’un même flux de travail transfusionnel. La plateforme permet une identification unique du patient et vérifie la correspondance entre le patient, l’échantillon sanguin, le produit sanguin et la procédure.

Ces deux technologies d’identification fournissent des identifiants lisibles par machine qui peuvent être vérifiés par le logiciel à des étapes définies du processus de transfusion. L’ASL de Frosinone s’attend à ce que cette approche réduise considérablement les erreurs et améliore la traçabilité tout au long du parcours transfusionnel.

Cela distingue ce déploiement des projets RFID hospitaliers classiques axés sur la localisation des lits, des fauteuils roulants ou des dispositifs médicaux. Ici, l’identification automatique s’intègre à un processus de vérification clinique. Le système permet de déterminer si le patient, l’échantillon et le produit sanguin correspondent bien à la même procédure de transfusion autorisée.

Que sait-on de la technologie RFID ?

Les précédentes implémentations de BIOTRAC indiquent que la technologie utilisée pour l’identification dans les flux de travail de transfusion est la RFID HF passive à 13,56 MHz. La documentation technique d’un système basé sur BIOTRAC décrit des bracelets RFID pour les patients ainsi que des composants sanguins étiquetés par RFID, permettant d’identifier et de faire correspondre les patients et les produits sanguins au cours du processus de transfusion.

L’architecture documentée comprend également des lecteurs RFID dédiés fonctionnant à 13,56 MHz et une étape de vérification au chevet du patient, au cours de laquelle la compatibilité entre le patient et la poche de sang est contrôlée à l’aide d’un dispositif RFID. Cela montre comment la RFID peut devenir une partie intégrante du processus de sécurité plutôt que de servir uniquement de moyen de suivi des objets.

Pour la nouvelle mise en œuvre de Securtrasf à l’ASL de Frosinone, la configuration détaillée de la technologie RFID n’a pas encore été publiée.

Source : Università Politecnica delle Marche : Sécurité des processus de transfusion grâce à la technologie RFID

La RFID s’intègre au processus clinique

Le projet Securtrasf montre comment la RFID peut aller au-delà de la simple identification et du suivi dans le domaine de la santé. Dans ce cas précis, la technologie s’intègre à un processus de vérification clinique qui permet de relier le patient, l’échantillon, le produit sanguin et la procédure à l’étape pertinente du flux de travail transfusionnel.

Pour les hôpitaux et les intégrateurs de systèmes, la valeur ajoutée réside dans la combinaison de l’identification des patients, de la vérification des codes-barres, de l’intégration logicielle et de la logique des flux de travail au sein d’un processus coordonné. La RFID contribue ainsi à la traçabilité et à la fiabilité des processus, précisément là où les erreurs d’identification peuvent avoir de graves conséquences.

L’ASL de Frosinone inscrit cette mise en œuvre dans le cadre de sa stratégie plus large de numérisation et de gestion « lean ». La technologie vise à rendre les processus cliniques plus efficaces, plus mesurables et moins exposés aux risques. Securtrasf devrait être opérationnel à partir d’octobre 2026.

Source : ASL Frosinone, « ASL Frosinone accelera sull’innovazione : in arrivo Securtrasf per la sicurezza trasfusionale », 10 août 2026.


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Anja Van Bocxlaer