Rems-Murr, Allemagne : les vignettes de redevance passent à la RFID LF
Environ 390 000 poubelles et 9 000 conteneurs de l'arrondissement de Rems-Murr vont se voir attribuer une identité numérique grâce à la technologie LF-RFID. À partir de 2027, le transpondeur de 134,2 kHz remplacera l'autocollant de redevance actuel. Le modèle de redevance reste inchangé ; c'est l'identification des conteneurs qui sera numérisée.
399 000 contenants de déchets reçoivent une identité numérique
L'arrondissement de Rems-Murr, dans le Bade-Wurtemberg, passe à la technologie RFID pour l'identification de ses poubelles. Dans 31 villes et communes couvrant une superficie d'environ 860 kilomètres carrés, quelque 390 000 poubelles pour déchets résiduels, déchets organiques et papier, ainsi que 9 000 conteneurs de plus grande taille, seront équipés de transpondeurs électroniques. Les poubelles jaunes sont exclues, car elles ne font pas partie du parc de conteneurs de la gestion communale des déchets.
La technologie LF-RFID à 134,2 kHz est utilisée. Chaque conteneur est muni d'un transpondeur RFID passif robuste, doté d'un numéro d'identification unique au monde à 16 chiffres. La puce elle-même ne contient aucun nom, adresse ou autre donnée à caractère personnel. C'est le système interne de gestion des conteneurs qui attribue l'identifiant au conteneur et à l'objet correspondants.
Jusqu’à présent, une vignette autorisait la collecte
Jusqu’à fin 2026, l’autorisation de vidage des poubelles pour les déchets résiduels et les déchets organiques repose sur une vignette physique. Le ménage achète la vignette annuelle adaptée à la taille de la poubelle et à la fréquence de vidage, puis la colle de manière visible sur le couvercle.
La vignette sert ainsi de justificatif d’autorisation analogique. Parallèlement, cette procédure implique des coûts liés à la fabrication, à la distribution, à l’achat et à la pose des vignettes. En cas de remplacement de la poubelle ou de modification de la fréquence de collecte, il faut également tenir compte des vignettes ou des justificatifs correspondants.
Rien que dans l’arrondissement de Rems-Murr, cette transition permettra à l’avenir d’économiser environ 250 000 vignettes par an.
À partir de 2027, la RFID LF identifie le bac
À compter du 1er janvier 2027, aucune vignette ne sera plus nécessaire. L’identifiant RFID unique prendra en charge l’identification du conteneur dans le système d’identification numérique.
Lors du processus de collecte, le conteneur est reconnu électroniquement et son identifiant est comparé au registre des conteneurs enregistrés. Cela permet de garantir que seuls les conteneurs enregistrés sont autorisés à être collectés. Parallèlement, les tournées de collecte peuvent être suivies numériquement.
Un processus jusqu’alors largement analogique devient ainsi un processus numérique. Jusqu’à présent, la vignette fiscale apposée sur le conteneur indiquait de manière visible que celui-ci était autorisé à être vidé.
À l’avenir, cette fonction sera assurée par l’identification RFID LF à 134,2 kHz : le conteneur est reconnu grâce à son identifiant unique, associé à l’objet enregistré dans le système de gestion, et la collecte peut être documentée numériquement dans le cadre de la tournée de collecte.
Cela s’avère particulièrement pertinent en cas de réclamations. Au lieu de se fier exclusivement aux informations fournies par les habitants ou le personnel de collecte, les services de gestion des déchets peuvent s’appuyer sur la tournée documentée numériquement. Cette attribution unique vise également à rendre plus difficiles les abus, les échanges ou les vols de conteneurs.
Pourquoi la RFID LF convient à ce processus
Dans ce cas d’utilisation, il ne s’agit pas de détecter simultanément de nombreux objets à plusieurs mètres de distance. Ce qui est déterminant, c’est plutôt l’identification univoque d’un conteneur à déchets individuel pendant le processus de vidage.
Pour cela, on utilise la technologie RFID LF à 134,2 kHz. Les transpondeurs passifs LF ne nécessitent pas de pile et permettent une identification limitée dans l'espace. Contrairement à la RFID UHF, ce n’est donc pas la portée ni la détection simultanée d’un grand nombre de balises qui priment ici.
Le modèle de redevance reste inchangé
La mise en place de la RFID ne constitue pas un système de facturation à la collecte. Les redevances de déchets continuent de se composer d'une redevance de base en fonction de la taille du foyer, ainsi que d'une redevance de collecte en fonction de la capacité du conteneur et de la fréquence de collecte.
Seule la procédure change : à partir de 2027, la redevance de base et la redevance de collecte seront perçues conjointement via l’avis annuel de redevance. L’achat et l’apposition de la vignette de redevance ne seront plus nécessaires.
Dans son programme de gestion des déchets, l’AWRM avait déjà expressément précisé qu’aucune facturation au poids ni en fonction du nombre réel de collectes n’était prévue.
Ce qui serait techniquement possible, mais n’est pas utilisé
La mise en place d’une identité numérique unique pour chaque conteneur jette en principe les bases d’applications plus avancées. Celles-ci ne font toutefois pas partie du système actuel dans l’arrondissement de Rems-Murr.
Ainsi, un identifiant RFID pourrait par exemple être associé à un pont-bascule afin d’attribuer les quantités de déchets à un conteneur spécifique. De même, des modèles de facturation « pay-per-lift » (paiement à la levée) ou « pay-by-weight » (paiement au poids) seraient envisageables.
Des capteurs de niveau de remplissage ou des systèmes de caméras permettant de détecter les conteneurs mal remplis pourraient également associer des données supplémentaires à l’identifiant du conteneur.
Le transpondeur RFID lui-même n’est pas capable de faire tout cela. Il ne détecte ni le contenu ni le niveau de remplissage et ne pèse pas les déchets. Sa fonction est l’identification unique du conteneur.
Le district de Rems-Murr présente ainsi un cas d’utilisation de la RFID relativement bien délimité : l’accent n’est pas mis sur la collecte d’un maximum de données supplémentaires issues de capteurs, mais sur la numérisation d’un processus administratif et de collecte des déchets existant. La vignette physique est remplacée par une identité numérique permanente du conteneur à déchets.
Le projet a démarré en octobre 2024 avec une zone pilote à Maubach. Le déploiement à grande échelle a ensuite été étendu à l’ensemble de l’arrondissement. Les travaux de mise à niveau des conteneurs non encore enregistrés se poursuivront jusqu’à la transition complète prévue début 2027.
Pour plus d’informations : AWRM : Gestion numérique des déchets – Simple. Pratique. Efficace.