- Les cartes à puce sans contact offrent un support uniforme utilisable par tous les élèves, même sans smartphone.
- La technologie passive des cartes protège mieux la vie privée par rapport aux dispositifs actifs comme les smartphones.
- Elles renforcent la sécurité en limitant l'accès aux personnes autorisées et en rendant toute intrusion plus difficile.
- Les cartes permettent également l'accès à des services scolaires variés, augmentant leur utilité au quotidien.
Les écoles doivent être des lieux d'apprentissage ouverts, tout en étant protégées contre les accès non autorisés, le vandalisme ou la présence d'étrangers dans leurs locaux. Souvent, tout ce qui sépare « l'ambiance campus » des intrusions, c'est une porte non verrouillée ou un portail ouvert.
Les solutions d'accès modernes contribuent à sécuriser les bâtiments scolaires et les zones sensibles telles que les salles spécialisées, les locaux informatiques ou administratifs, sans pour autant transformer l'école en une zone de haute sécurité. Dans cette interview, Steffi Lasch, responsable des ventes et du marketing chez Thales DIS BPS Allemagne, explique pourquoi les cartes à puce sans contact constituent la base d'un concept d'accès bien conçu dans les écoles.
Contrôle d'accès dans les écoles : objectifs, risques et culture de la sécurité
Une carte à puce plutôt qu'un smartphone : un support uniforme pour tous
De nombreux administrateurs scolaires discutent actuellement des systèmes d'accès aux établissements scolaires. Quels sont les avantages d'une carte à puce par rapport à un smartphone ?
Steffi Lasch : À mon avis, le plus grand avantage de la carte à puce est qu'il s'agit d'un support uniforme pour tous. Des élèves de première année aux classes terminales, tout le monde utilise la même carte. Cela fonctionne également très bien dans les écoles primaires.
De plus, la carte à puce est un support passif ; elle ne transmet pas de signaux par elle-même comme un smartphone. À l'heure actuelle, alors que de nombreuses écoles discutent de l'interdiction ou du moins de la restriction des smartphones, la carte est une solution simple, pratique et économe en données, tant pour les élèves que pour les enseignants.
Sécurité d'accès et plus encore : ce que peuvent faire les systèmes d'accès
Quel est l'objectif principal de ces systèmes : la sécurité d'accès ou plus encore ?
Steffi Lasch : Il s'agit essentiellement de sécuriser les locaux scolaires afin que seules les personnes autorisées puissent y entrer : élèves, enseignants et personnel. L'objectif est d'empêcher les personnes non autorisées de s'introduire dans les locaux, de causer des problèmes ou simplement de commettre des actes de vandalisme. Cela peut inclure le vandalisme, le vol ou même une situation de menace.
De nombreux bâtiments scolaires sont encore très « ouverts » aujourd'hui. Bien sûr, les cartes à puce ne résolvent pas à elles seules les problèmes de sécurité, mais elles peuvent constituer un élément important d'un système global.
Situation étudiée : violence et vandalisme dans les écoles
Vous avez mentionné des études sur la sécurité dans les écoles. Quelles évolutions observez-vous dans ce domaine ?
Steffi Lasch : Il existe une étude très intéressante de la BHE (Association fédérale pour la technologie de sécurité) intitulée « Plus de sécurité dans les écoles ». Elle date déjà de quelques années, mais elle est plus pertinente que jamais. Elle évalue systématiquement les risques de sécurité dans les écoles et décrit les mesures qui peuvent être prises.
Si vous suivez l'actualité, vous constatez que la violence dans les écoles est en augmentation, qu'il s'agisse de violence physique ou de dommages matériels, c'est-à-dire de vandalisme. Une carte à puce ne peut pas empêcher les insultes ou les conflits, mais elle soutient un système dans lequel l'accès et la présence sont clairement réglementés et traçables.
Une culture de la sécurité plutôt qu'une mentalité de « cour de récréation »
Vous avez déjà mentionné le vandalisme. Quel rôle joue la « pensée sécuritaire » dans les écoles ?
Steffi Lasch : Pour moi, il est important que la pensée sécuritaire soit fermement établie et que les gens ne disent pas : « Une cour d'école, c'est comme une aire de jeux ».
Un système d'accès uniforme peut sensibiliser les élèves et les enseignants. Tout le monde remarque que nous nous préoccupons activement de la protection des personnes et des biens. Lorsqu'il est clair que seules les personnes autorisées peuvent entrer dans les locaux et que l'accès est contrôlé, cela a également un effet dissuasif sur le vandalisme.
Il ne s'agit donc pas seulement de technologie, mais aussi d'une culture de sensibilisation et de responsabilité.
Technologie et application : comment fonctionnent les cartes à puce des élèves au quotidien
Technologie RFID : cartes à puce sans contact pour les écoles
Quelles technologies sont généralement utilisées sur ces cartes à puce pour élèves ?
Steffi Lasch : D'après notre expérience dans le cadre de projets, il s'agit principalement de cartes RFID sans contact. Elles sont particulièrement adaptées aux groupes importants, car elles permettent un passage rapide tout en offrant une sécurité suffisante.
Techniquement parlant, il s'agit de cartes haute fréquence à 13,56 MHz, ce qui correspond à la norme habituelle en matière de contrôle d'accès, comparable aux cartes d'identité ou aux passeports. Je choisirais délibérément une courte portée, c'est-à-dire une distance de lecture ne dépassant pas environ dix centimètres. Cela permet de s'assurer que plusieurs personnes ne sont pas enregistrées « accidentellement » en même temps, mais uniquement la personne qui présente activement la carte au lecteur.
Concentrez-vous sur les entrées principales : là où commence le contrôle d'accès
Le contrôle d'accès se limite-t-il à la porte d'entrée ou les portes des salles de classe sont-elles également sécurisées ?
Steffi Lasch : Dans la plupart des projets que je connais, l'accent est d'abord mis sur les principaux points d'accès, c'est-à-dire les entrées du bâtiment ou du campus. De grands groupes de personnes doivent passer par ces entrées en peu de temps, par exemple le matin avant le début des cours.
Techniquement, l'heure et la carte sont enregistrées lorsque l'accès est accordé. Vous savez ainsi, par exemple, qu'à 7 h 05, l'étudiant X est entré dans le bâtiment.
Enregistrement à l'entrée et à la sortie : rendre la présence traçable en cas d'urgence
Serait-il judicieux de « pointer » à nouveau en quittant l'enceinte de l'école ?
Steffi Lasch : Oui, je le recommanderais sans hésiter. Dans les situations dangereuses, comme une alerte incendie, il est très utile de savoir qui se trouve actuellement dans les locaux et qui n'y est pas.
Bien sûr, il ne s'agit pas d'un suivi en temps réel. Une fois qu'une personne se trouve dans les locaux, vous ne pouvez pas la « suivre ». Il s'agit uniquement d'enregistrer que la personne est entrée ou sortie des locaux. Un véritable suivi serait sensible en termes de protection des données et nécessiterait un support actif, ce qui n'est pas le cas avec ces cartes à puce. Cela les rend également faciles à utiliser pour les jeunes enfants.
Carte multi-applications : une valeur ajoutée au-delà du contrôle d'accès
Ces cartes peuvent-elles également être utilisées pour d'autres fonctions dans la vie scolaire quotidienne ?
Steffi Lasch : Oui, et à mon avis, c'est un gros avantage. La carte peut être utilisée comme carte de paiement à la cafétéria, à la bibliothèque, pour les photocopieurs et les imprimantes, pour certaines salles de classe ou activités qui doivent être payées ou réservées séparément.
Techniquement, cela dépend du système global : il faut des lecteurs, un logiciel backend approprié, des portes de sécurité, éventuellement une surveillance vidéo – c'est là qu'un intégrateur de système est nécessaire. Mais une fois qu'une carte est enregistrée comme identifiant dans le système, elle peut être activée pour de nombreuses applications. Les élèves n'ont alors plus besoin d'argent liquide ou de cartes de crédit, mais utilisent simplement leur carte à puce.
Protection des données, acceptation et mise en œuvre du contrôle d'accès dans les écoles
Personnalisation et protection des données : quelle quantité de données la carte nécessite-t-elle ?
Les cartes à puce sont-elles généralement personnalisées, par exemple avec un nom et une photo ?
Steffi Lasch : Elles peuvent être personnalisées ; il n'y a aucun problème technique à imprimer un nom et une photo sur la carte. Cependant, cela n'a pas de sens du point de vue de la protection des données. Il suffit parfaitement de travailler avec l'identifiant unique qui est déjà codé en dur dans la puce par le fabricant de semi-conducteurs. Cet identifiant est lié à la personne correspondante dans le système. Cela permet de gérer toutes les fonctions sans que les données personnelles ne soient visibles sur la carte elle-même.
Manipulation et utilisation abusive : les cartes à puce sont-elles sûres ?
Quel est le risque qu'une telle carte soit manipulée ou copiée ?
Steffi Lasch : En principe, tout peut être manipulé, c'est toujours une question d'effort. Cependant, les cartes à puce modernes, associées à un système d'arrière-plan bien conçu, offrent de très bons mécanismes de protection contre la copie et la manipulation.
L'aspect éducatif est également important : il est nécessaire de sensibiliser les élèves à l'utilisation abusive et de leur faire prendre conscience des avantages du système lorsque tout le monde l'utilise de manière responsable. Cela augmente l'acceptation et réduit la motivation à « tricher ».
Créer l'acceptation : impliquer les parents, les enseignants et les élèves
Dans quelle mesure est-il important d'impliquer les parents, les enseignants et les élèves dans un tel projet dès le début ?
Steffi Lasch : C'est extrêmement important. On ne peut pas simplement mettre en place un système et s'attendre à ce qu'il soit accepté sans heurts.
Toutes les parties prenantes – parents, élèves, enseignants – doivent être informées et impliquées à l'avance. Il faut expliquer les avantages, répondre aux questions, prendre les préoccupations au sérieux et définir les règles ensemble. Une fois que tout le monde aura compris que cela rendra l'école plus sûre, la volonté d'utiliser le système et la discipline augmenteront considérablement.
Synergies avec les transports publics : les cartes d'étudiant comme moyen d'accès ?
Les cartes d'étudiant existantes, telles que celles utilisées pour les transports publics, pourraient-elles également être utilisées pour accéder à l'école ?
Steffi Lasch : Oui, c'est tout à fait envisageable. De nombreuses associations de transport utilisent déjà des cartes à puce hautement sécurisées pour les abonnements étudiants, souvent dans des zones à forte fréquentation. On pourrait examiner si ces cartes pourraient également être utilisées pour le système d'accès à l'école. Toutefois, cela devrait être coordonné au niveau national et entre les parties concernées. Techniquement, cependant, ce serait une approche intéressante, car elle éviterait d'avoir recours à un support supplémentaire.
L'infrastructure comme principale dépense : bien plus que la simple émission de cartes
Où se situe la dépense la plus importante dans la mise en œuvre : les cartes ou l'infrastructure ?
Steffi Lasch : L'émission des cartes est relativement simple. La dépense la plus importante concerne l'infrastructure : portes, points d'accès, vidéosurveillance, clôtures, logiciels.
Certaines écoles, par exemple dans le sud de l'Allemagne, ont déjà mis en place de tels systèmes, notamment des portes particulièrement robustes qui permettent des issues de secours en cas d'urgence, ainsi qu'une vidéosurveillance des zones extérieures et des clôtures surveillées. Associé au contrôle d'accès des élèves, le vandalisme a considérablement diminué dans ces établissements, car la dissuasion est tout simplement suffisamment forte.
Bien sûr, un concept de sécurité complet implique bien plus : systèmes d'alarme incendie, alarmes dans les bâtiments, mesures organisationnelles. La carte à puce est un élément important, mais ce n'est qu'un élément parmi d'autres.
Conclusion : les arguments les plus importants en faveur des cartes à puce sans contact dans les écoles
En résumé : selon vous, quel est l'argument le plus convaincant en faveur des cartes à puce sans contact dans les écoles ?
Steffi Lasch : Les cartes à puce sans contact combinent plusieurs avantages :
Elles peuvent être utilisées de manière uniforme par tous les élèves, même sans smartphone.
Elles sont passives et donc plus respectueuses de la vie privée que de nombreuses technologies actives.
Elles renforcent la sécurité d'accès et rendent l'entrée non autorisée beaucoup plus difficile.
Elles sensibilisent à l'assiduité, à la responsabilité et à la protection des biens.
Et elles peuvent être utilisées comme cartes multi-applications, par exemple pour accéder à la cafétéria.
Dans le contexte du débat sur les smartphones et du fait que les plus jeunes enfants ne devraient de toute façon pas en posséder, il s'agit d'une solution très pragmatique, durable et équitable pour tous les élèves.
Informations complémentaires : BHE Bundesverband Sicherheitstechnik e.V. (2025). Contrôle d'accès dans l'application (ZKT-14110-2025-01).