Un milliard de connexions LPWAN cellulaires : une nouvelle phase pour l’IoT
Le marché de l'IoT cellulaire a franchi une étape décisive. Selon la GSMA, l'écosystème mobile a dépassé le milliard de connexions NB-IoT et LTE-M actives à la fin de l'année 2025. Ce chiffre montre que l'IoT cellulaire à faible consommation n'est plus une solution de niche. Il est devenu une infrastructure mondiale éprouvée pour les appareils connectés.
Cet article fait suite à un récent billet publié sur le blog de Semtech, sur l'ancien site web de Sierra Wireless. Dans cet article, Gus Vos, directeur scientifique chez Semtech, revient sur le long parcours technique qui a mené des premiers travaux du 3GPP aux déploiements LPWAN à grande échelle d'aujourd'hui. Semtech affirme avoir participé à l'élaboration des normes LTE-M et NB-IoT depuis 2008, bien avant que le LPWAN cellulaire ne se généralise.
Qu'est-ce que le LPWAN cellulaire ?
Le LPWAN cellulaire désigne un réseau étendu à faible consommation (Low Power Wide Area Network ) utilisant une infrastructure de réseau mobile sous licence. Concrètement, il est conçu pour les appareils qui doivent envoyer des quantités relativement faibles de données sur de longues distances tout en consommant très peu d'énergie.
Les deux technologies LPWAN cellulaires les plus importantes aujourd'hui sont le LTE-M et le NB-IoT. Elles sont conçues pour des applications telles que les compteurs intelligents, les traceurs, les capteurs et les dispositifs de surveillance qui doivent fonctionner pendant des années sur batterie tout en conservant une couverture réseau fiable.
C'était précisément la lacune que les premiers réseaux cellulaires ne parvenaient pas à combler. Le LTE traditionnel a été développé pour les smartphones et les applications nécessitant une bande passante élevée, et non pour les millions d'appareils IoT à faible coût qui avaient besoin d'une longue autonomie de batterie, d'un coût de module réduit et d'une couverture étendue. Semtech explique dans son blog que ce défi a incité ses ingénieurs à participer aux premières discussions sur les normes.
Des travaux de normalisation à l'IoT à grande échelle
Lorsque le LTE-M et le NB-IoT ont été officiellement lancés en 2017, une grande partie du travail préparatoire avait déjà été effectuée. Ce qui a suivi n’a pas été une percée soudaine, mais un processus continu d’optimisation des produits, d’alignement des opérateurs et de déploiement dans le monde réel.
Semtech décrit les premiers appareils LTE-M comme fonctionnels, mais pas encore optimisés en termes de coût ou d’autonomie. Au fil du temps, des modules LPWAN dédiés ont amélioré la consommation d’énergie, les performances des batteries et la couverture, contribuant ainsi à l’expansion du LPWAN cellulaire dans les domaines des compteurs intelligents, de la logistique, de l’agriculture et du suivi des actifs.
Le cap du milliard d'appareils montre que la technologie a atteint sa maturité commerciale. Pour les entreprises, le LTE-M et le NB-IoT ne sont plus seulement des normes sur le papier. Ce sont des options de connectivité établies, à grande échelle, bénéficiant d'un large soutien de l'écosystème et d'une confiance opérationnelle croissante.
La GSMA présente cette étape comme le résultat d'années de collaboration entre les opérateurs, les organismes de normalisation et l'ensemble du secteur de la téléphonie mobile.
Quelle est la prochaine étape ?
Le blog de Semtech se projette également au-delà de cette étape. Gus Vos évoque les premières discussions sur la 6G, qui visent à simplifier davantage la connectivité IoT. Les thèmes abordés incluent un cadre IoT plus unifié, un soutien mondial plus fort dès le départ, et des appareils qui restent efficaces tout en s'intégrant plus facilement dans les futurs réseaux mobiles.
Cela fait de ce cap du milliard bien plus qu'une simple célébration. C'est le signe que le LPWAN cellulaire est passé du stade des promesses initiales à celui d'une véritable infrastructure. La question suivante n'est plus de savoir si le LTE-M et le NB-IoT peuvent évoluer à grande échelle. Il s'agit désormais de savoir quelles industries s'appuieront sur ces technologies pour aller de l'avant.